L’Ordre des avocates et des avocats vaudois (OAV) est une association de droit privé constituée le 10 décembre 1898, ayant son siège à Lausanne, qui regroupe la quasi-totalité des avocates et des avocats inscrits au barreau vaudois et pratiquant de manière indépendante dans le canton de Vaud.
L’Ordre
L’adhésion à l’OAV n’est pas une condition sine qua non pour exercer la profession d’avocat·e. C’est l’inscription au barreau, opérée par l’État, qui autorise l’avocat·e à pratiquer devant les tribunaux vaudois et qui confirme qu’il·elle offre les garanties nécessaires sur le plan professionnel.
Cependant, avoir recours à un·e avocat·e membre de l’OAV représente pour le client une sécurité accrue du fait de la double surveillance à laquelle cet·te avocat·e est soumis dans l’exercice de sa profession, à savoir celle des organes compétents de l’État et celle de l’OAV.
L’OAV est l’ordre cantonal reconnu par la Fédération suisse des avocats (FSA) et compte plus de 900 membres, dont environ 200 avocats-stagiaires.
Les organes principaux de l’Ordre sont l’Assemblée générale, qui regroupe tous les avocat·es membres, ainsi que le Conseil de l’Ordre qui en est l’organe exécutif. Ces deux organes sont présidés par le·la Bâtonnier·ère.
Nos missions
L’OAV a pour but de maintenir la considération, l’honneur et l’indépendance du barreau vaudois et doit veiller à sa dignité.
Il doit protéger les droits et les intérêts professionnels, économiques et moraux des avocats vaudois, en Suisse et à l’étranger. A l’échelle nationale, l’Ordre des avocates et des avocats vaudois entretient des relations étroites avec les autres ordres cantonaux en particulier romands.
L’Ordre établit et entretient, par les manifestations qu’il organise, des relations de bonne confraternité entre ses membres et de bons rapports avec la magistrature judiciaire.
Il veille à l’observation des règles éthiques, déontologiques, statutaires et légales qui régissent la profession d’avocat.
Il doit également contribuer à la formation continue théorique et pratique de ses membres, ainsi qu’à l’administration d’une bonne justice, dans l’intérêt général du justiciable et dans le respect des droits de l’homme.
Afin d’offrir aux justiciables un accès facilité à une consultation juridique, l’Ordre organise et gère des permanences juridiques ouvertes à toutes les personnes qui souhaitent obtenir une première orientation en échange d’une prestation modique.
Enfin, l’Ordre organise la permanence des défenseurs en matière pénale (permanence de la première heure).
Relations extérieures
L’Ordre des avocates et des avocats vaudois est membre de la Fédération suisse des avocats (FSA). Le·la Bâtonnier·ère de l’OAV préside également la Conférence latine des Bâtonnier·ères (CLB), qui regroupe les Président·es des Ordres des cantons de Genève (ODAGE), de Fribourg (OAF), de Neuchâtel (OAN), du Valais (OAVS), du Jura (OAJ), de Berne (AAB) et du Tessin (OATI). Au plan international, l’OAV est principalement membre de l’Union internationale des avocats (UIA), de la Conférence internationale des barreaux (CIB), et de la Fédération des barreaux d’Europe (FBE).
Dans le cadre de son engagement pour la défense de la défense, l’OAV est membre de l’Observatoire international des avocats en danger (OIAD).
Le serment
L’avocat·e vaudois·e, comme le médecin, débute sa vie professionnelle en prêtant serment.
La main levée il dit «je promets, comme avocat·e, d’exercer ma fonction avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité, et de respecter les obligations professionnelles prévues par la Loi» (art. 20 de la Loi sur la profession d’avocat).
Ce serment, proche de celui prêté en France depuis qu’il a été promulgué en 1982 par Robert Badinter, alors Ministre de la Justice, marque l’engagement solennel et personnel de l’avocat·e d’être fidèle aux quatre valeurs qui forment les piliers de sa profession: conscience, indépendance, probité et humanité.
En prêtant serment l’avocat·e affirme n’être pas un simple prestataire de services juridiques. Il·elle revendique assumer non seulement son rôle premier de défenseur du justiciable mais aussi d’acteur nécessaire de la vie en société, affranchi de toute influence des pouvoirs quels qu’ils soient.
Le serment de Robert Badinter – article de La Gazette du Palais (3 au 5 sept. 2006)